mardi, 11 septembre 2007

Le meilleur de mes anciens textes (2006)

En 2006, je n'ai écrit que deux textes. Les deux la même nuit. Plus construits, plus argumentés, plus longs aussi.

Voici le premier. Cela reste très synthétique. Mais comme a dit Jeunsépluki (le fameux !): pourquoi écrire un livre si l'on peut tout dire en une phrase.

 
2cdbfa2f233058c0e7d5e4fe73460381.jpg

  

 

 

    L’homme ne peut se prétendre libre, puisque prisonnier de sa condition d’homo sapiens, donc ce dont la nature l’a doté de manière innée ; prisonnier de sa morale, de son civisme, de son histoire, de sa culture, de son environnement en général, soit ses acquis.

Qu’ils l’ont changé d’un être innocent en un être perverti, aliéné.

 

Aussi, sa manière de communiquer est très réductrice. Il parle des langages élaborés, dont il saisit les symboles, les mots donc, les gestes, les sons. Mais sans toucher à leur sens véritable, à leur vérité première.

Pour lui, tout n’est que symbole, et, seulement manipuler des symboles revient à brasser de l’air, aussi parfumé soit-il.

 

J’ajouterai que ses sens ne font que lui mentir (mensonges organisés, construits pour lui donner une idée précise du réel, et qui lui convienne, pour le confort de son esprit).

 

Viscéralement anthropocentriste, l’homme croit pouvoir savoir. Par ses seuls moyens, organes et sens qui en dépendent. Qui, s’il les perdait équivaudrait pour lui à quitter le monde réel.

 

Ses émotions ensuite, dont la seule justification de leur existence tient à ses impératifs vitaux. Plus fortes sont les émotions plus grand est le besoin. Celle-ci renvoyant toujours à quelque chose de vital, de près ou de loin.

Besoin de s’accoupler par exemple : la nature ayant fait à l’homme un cerveau trop complexe, les émotions, plus ou moins reproduites selon des schémas connus (Peut-être pris comme exemple au cours de l’apprentissage de la vie par l’enfant, l’adolescent ?), deviennent une justification, sinon intellectualisée en tout cas prenant forme dans les zones remplissant les fonctions supérieures du cerveau, à ce besoin la : copuler, jouir, fumer une cigarette, bref perpétuer la race.

 

Son instinct est encore ce qui le pousse à agir au plus près de sa condition de mammifère omnivore bipède (bipédie qui tient une place centrale dans l’origine de tous ses problèmes).

Là, par son instinct, il va survivre, les premiers temps en tout cas. Ces actes que lui impose la nature, il ne peut les refuser, lorsqu’il est encore sain, et tuer, s’imposer, se défendre, et comme dit précédemment, se reproduire sont des obligations immanentes.

 

Pour ce qui le rapproche de la vérité originelle de son espèce, c’est tout.

 

 

 

Le "réel", la "vérité" ne sont donc que cela : une gigantesque hallucination que les hommes se partagent ?

Qui peut prétendre penser plus souvent aux étoiles, aux galaxies, aux objets dans leur dimension universelle qu’aux banales préoccupations du terrien qu’il est, que vous êtes, que nous sommes tous ?

 

 

Face à ces constatations sur la lucidité de l’homme, son incapacité à savoir, l’insignifiance de son langage, l’unique raison de ses passions et de ses émotions, je me demande, et vous demande si cette vie là, celle de celui qui a accepté de comprendre cela, vaut la peine d’être vécue.

vendredi, 07 septembre 2007

Le meilleur de mes anciens textes (2005)

Comme promis voici ce que j'ai pu écrire de mieux (selon moi, c'est tout relatif) en 2005.

 

4fccfae15b56d3fb10294fe71f204103.jpg 

 

-L'humanité : triste "triomphe" de l'intelligence sur la terre et le reste de ses habitants. Quelle impossible espèce nous faisons ! Nos remparts contre le milieu préservent nos aliénations galopantes. À chaque nouveau jour sa folie, c'est la rançon du post-moderne.Quand nous passons les ornières des chemins de la civilisation, c'est pour défleurer la veuve* et l'orchidée. Ici il y a longtemps que la forêt n'est plus vierge. Destruction : seule manière de survivre dans un monde trop petit pour notre appétit. Dépossession, de l'autre, "l'animal" ou l'inerte, toujours surpassé en violence. Les prédateurs ont décimés les rangs de leurs proies, plus de perpétuation pour elles : ils ont aussi tué leur subsistance.La vie se dévore elle-même.

Est-ce un échec ? La vie est-elle possible, ici ou ailleurs ? L'intelligence est peut-être la plus grosse erreur de la nature. Peut-être va-t'elle se corriger toute seule...

 

-L'amour est un sublime et stupéfiant mobile pour perpétrer ce crime qu'est la vie humaine.

 

 - Le sens est un contenu qui ne se voit pas, caché par le langage. Le sens est immatériel et toujours différent d'un être à l'autre, il n'a pas d'existence propre. La vérité, elle, est cachée à l'homme par tout ce qu'il croit être : sa conscience, reniement de sa matérialité pûre. Savoir ce serait être ce que l'on sait, et c'est impossible.

 

-Le langage est le masque obligé d'une vérité au visage informe, non anthropomorphe et qui ne connaît pas les symboles. Il traduit les besoins ou est besoin lui-même.

 

-La vie... N'est-ce pas de la matière qui s'obstine à s'organiser en système autonome ? Quelle idée saugrenue !

 

*L'oiseau (bien sûr !) 

 

P.S. : J'avoue que la fréquence de publication de mes billets est un peu élevée mais cela ne doit pas vous empêcher de laisser des commentaire sur les billets précédent, tout commentaire, quelque soit le sujet, sera le bienvenu.