vendredi, 14 septembre 2007

Le meilleur de mes anciens textes (2006), suite

Voici le deuxième de mes textes écrits en 2006, la même nuit que le précédent donc. Celui-ci porte sur les droits des auteurs, musiciens, programmeurs, cinéastes, etc. bref, sur les créateurs et leurs créations.

 

 

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Les biens culturels, qui tendent à se dématérialiser, choses magnifiques parfois, étonnantes, nourrissant notre esprit de substances nouvelles, mettant à jour de nouveaux horizons dans notre conscience, ne sont pas pour autant des denrées indispensables.

Un livre, un film de cinéma, un morceau de musique, une émission télévisée ou radiophonique, un logiciel, n'ont rien de tangible, en tout cas pas pour ce qui nous intéresse d'eux en tant que consommateur de culture.

Les émotions (surprise, fascination, colère, exaltation du sentiment amoureux) qu'ils éveillent ne sont pas décemment commercialisables.

Vendre de l'art, de l'information, des objets dont seul l'esprit peut se satisfaire, équivaut pour moi à de la prostitution, métier contre lequel je n'ai rien, il existe, c'est sûr, des prostituées tendres, attentionnées, généreuses, comme il existe d'innombrables artistes "commerciaux" de grand talent.

Mais avez-vous déjà entendu un artiste dire sa fierté d'être une fille de joie, un gigolo, qui coucherait avec des centaines de personnes à la fois ?

Le problème est là : admettre l'indécence du moyen de publication de son art ou, laisser tomber ce moyen pour n'être plus rien d'autre qu'un artiste, qui, véritablement, donne du plaisir aux gens, gratis, sans compter les billets. Obtenant comme seule contrepartie l'expression des vertus que chacun, chaque membre de son public, aura choisi de partager avec lui.

 

Le créateur n'a pas à revendiquer quelque paternité sur son œuvre puisque sa création est fille de toutes les autres... Son éducation au savoir, ce que sa sensibilité personnelle (fortement influencée par celle des autres) en a fait, ce que son cerveau (semblable à celui de milliard d'homo sapiens ayant foulé cette planète) a construit par dessus (pour sublimer, pour oublier, pour nier, etc.), ne lui sont pas propres, il ne peut réclamer ce mérite. Il les a subis, dès le commencement...

 

Partant de ce point de vue, on ne peut que souhaiter le changement de leur mode de distribution, et les droits qui leurs sont accordés se devraient d'être restreints, pour permettre leur libre circulation, distribution, copie et modification.

 

 

 

Pourquoi une œuvre, sitôt qu'elle est publiée, de quelque manière que ce soit, est protégée de la copie ?

Ne faudrait-il pas procéder de manière inverse ? Ainsi la restriction des droits sur une création par son auteur serait une démarche... et qui dit démarche dit prise de position. La mise sous copyright serait un acte en soi, anti-libertaire certes, mais qui demanderait un effort de réflexion, de choix. Le choix de la "liberté" ou celui du commerce... de la prostitution.

 

P.S. : Vous aurez remarqué que j'ai décidé de placer désormais le contenu de ce blog sous licence libre.

mardi, 11 septembre 2007

Le meilleur de mes anciens textes (2006)

En 2006, je n'ai écrit que deux textes. Les deux la même nuit. Plus construits, plus argumentés, plus longs aussi.

Voici le premier. Cela reste très synthétique. Mais comme a dit Jeunsépluki (le fameux !): pourquoi écrire un livre si l'on peut tout dire en une phrase.

 
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    L’homme ne peut se prétendre libre, puisque prisonnier de sa condition d’homo sapiens, donc ce dont la nature l’a doté de manière innée ; prisonnier de sa morale, de son civisme, de son histoire, de sa culture, de son environnement en général, soit ses acquis.

Qu’ils l’ont changé d’un être innocent en un être perverti, aliéné.

 

Aussi, sa manière de communiquer est très réductrice. Il parle des langages élaborés, dont il saisit les symboles, les mots donc, les gestes, les sons. Mais sans toucher à leur sens véritable, à leur vérité première.

Pour lui, tout n’est que symbole, et, seulement manipuler des symboles revient à brasser de l’air, aussi parfumé soit-il.

 

J’ajouterai que ses sens ne font que lui mentir (mensonges organisés, construits pour lui donner une idée précise du réel, et qui lui convienne, pour le confort de son esprit).

 

Viscéralement anthropocentriste, l’homme croit pouvoir savoir. Par ses seuls moyens, organes et sens qui en dépendent. Qui, s’il les perdait équivaudrait pour lui à quitter le monde réel.

 

Ses émotions ensuite, dont la seule justification de leur existence tient à ses impératifs vitaux. Plus fortes sont les émotions plus grand est le besoin. Celle-ci renvoyant toujours à quelque chose de vital, de près ou de loin.

Besoin de s’accoupler par exemple : la nature ayant fait à l’homme un cerveau trop complexe, les émotions, plus ou moins reproduites selon des schémas connus (Peut-être pris comme exemple au cours de l’apprentissage de la vie par l’enfant, l’adolescent ?), deviennent une justification, sinon intellectualisée en tout cas prenant forme dans les zones remplissant les fonctions supérieures du cerveau, à ce besoin la : copuler, jouir, fumer une cigarette, bref perpétuer la race.

 

Son instinct est encore ce qui le pousse à agir au plus près de sa condition de mammifère omnivore bipède (bipédie qui tient une place centrale dans l’origine de tous ses problèmes).

Là, par son instinct, il va survivre, les premiers temps en tout cas. Ces actes que lui impose la nature, il ne peut les refuser, lorsqu’il est encore sain, et tuer, s’imposer, se défendre, et comme dit précédemment, se reproduire sont des obligations immanentes.

 

Pour ce qui le rapproche de la vérité originelle de son espèce, c’est tout.

 

 

 

Le "réel", la "vérité" ne sont donc que cela : une gigantesque hallucination que les hommes se partagent ?

Qui peut prétendre penser plus souvent aux étoiles, aux galaxies, aux objets dans leur dimension universelle qu’aux banales préoccupations du terrien qu’il est, que vous êtes, que nous sommes tous ?

 

 

Face à ces constatations sur la lucidité de l’homme, son incapacité à savoir, l’insignifiance de son langage, l’unique raison de ses passions et de ses émotions, je me demande, et vous demande si cette vie là, celle de celui qui a accepté de comprendre cela, vaut la peine d’être vécue.

vendredi, 07 septembre 2007

Le meilleur de mes anciens textes (2005)

Comme promis voici ce que j'ai pu écrire de mieux (selon moi, c'est tout relatif) en 2005.

 

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-L'humanité : triste "triomphe" de l'intelligence sur la terre et le reste de ses habitants. Quelle impossible espèce nous faisons ! Nos remparts contre le milieu préservent nos aliénations galopantes. À chaque nouveau jour sa folie, c'est la rançon du post-moderne.Quand nous passons les ornières des chemins de la civilisation, c'est pour défleurer la veuve* et l'orchidée. Ici il y a longtemps que la forêt n'est plus vierge. Destruction : seule manière de survivre dans un monde trop petit pour notre appétit. Dépossession, de l'autre, "l'animal" ou l'inerte, toujours surpassé en violence. Les prédateurs ont décimés les rangs de leurs proies, plus de perpétuation pour elles : ils ont aussi tué leur subsistance.La vie se dévore elle-même.

Est-ce un échec ? La vie est-elle possible, ici ou ailleurs ? L'intelligence est peut-être la plus grosse erreur de la nature. Peut-être va-t'elle se corriger toute seule...

 

-L'amour est un sublime et stupéfiant mobile pour perpétrer ce crime qu'est la vie humaine.

 

 - Le sens est un contenu qui ne se voit pas, caché par le langage. Le sens est immatériel et toujours différent d'un être à l'autre, il n'a pas d'existence propre. La vérité, elle, est cachée à l'homme par tout ce qu'il croit être : sa conscience, reniement de sa matérialité pûre. Savoir ce serait être ce que l'on sait, et c'est impossible.

 

-Le langage est le masque obligé d'une vérité au visage informe, non anthropomorphe et qui ne connaît pas les symboles. Il traduit les besoins ou est besoin lui-même.

 

-La vie... N'est-ce pas de la matière qui s'obstine à s'organiser en système autonome ? Quelle idée saugrenue !

 

*L'oiseau (bien sûr !) 

 

P.S. : J'avoue que la fréquence de publication de mes billets est un peu élevée mais cela ne doit pas vous empêcher de laisser des commentaire sur les billets précédent, tout commentaire, quelque soit le sujet, sera le bienvenu.

mercredi, 05 septembre 2007

Le meilleur de mes anciens textes (2004)

Je publierai régulièrement des extraits de mes anciens textes, voici quelques sentences et pensées de ma création, écrites un soir d'insomnie dans une chambre d'hôpital :

 

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-Les mots seront toujours perdus et insignifiants, puisque symboliques. Ils éclatent puis s'éteignent pour disparaître dans le néant de leur impossible représentation de la réalité.

 

-Plus la réalité est symbolisée, plus le voile obscur du mysticisme s'étend, et plus les comportements et la perception de ceux-ci sont jugés avec subjectivité et perdent de leur sens devant l'apparente objectivité des informations sensorielles.

 

-Le foisonnement des représentations fausses se retrouve dans l'éternelle symbolique des dogmes aliénant, qui peuvent, hélas, aux yeux de l'homme, paraître de bons compromis pour une compréhension de la réalité grâce à de sombre procédés de fidélisassions (dans l'impression d'un dialogue mutuel) à une ou plusieurs divinités qui seraient l'univers et le gouverneraient.  L'ignorance étant la cause de ces effets, les êtres disparaissent derrière cet "absolutisme modéré" qu'est la foi envers une simple construction "socio-mentale", qui les détruits les uns les autres dans un sentiment de conquête des esprits, par l'aliénation.

 

-La fluctuation des substances et des particules  élémentaires qui font la raison d'un homme, ses émotions et son instinct n'est que réaction à l'histoire de l'univers dans les multiples influences qu'il a sur lui-même.

 

 

Les prochains extraits dateront de 2005.

P.S. : N'hésitez pas à me laisser des commentaires, je saurai au moins si je suis lu et si ce que j'ai pu écrire est pertinent, donnez moi votre avis !